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Nous sommes tous responsables du monde dans lequel nous vivons

Interview de Pierre DAZIRAN, fondateur d'ActionEcolo, sur la responsabilité individuelle.



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Le capitalisme en général et les multinationales en particulier sont souvent accusés d’être les principaux responsables des dérèglements actuels. Partagez-vous cette analyse?

Il est clair que les changements d’échelles géographiques et temporelles qu’a provoqué le capitalisme, font courir à l’homme et son environnement des risques inimaginables auparavant. Les gains de productivité et la concentration extraordinaire des richesses nous obligerons quoi qu’il arrive à nous poser la question du partage de celles-ci. La recherche exclusive du profit rend chaque jour la phrase de Gandhi plus proche de la réalité : « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité »

Pourtant, la recherche d'un bouc-émissaire n'a jamais donné quoi que ce soit de bon. C'est d’abord à chaque citoyen de se questionner et d’accorder ses actes à ses convictions. A chacun de décider de faire ce "pas de côté", de ne pas suivre la masse et prendre sa vie en main, vraiment. Nous sommes tous responsables du monde dans lequel nous vivons. Les règles du jeu économique sont simples : s'adapter à la demande en l'influant autant que faire se peut.

On critique souvent les industriels pour les conditions de travail qu'ils imposent à des salariés du bout du monde, pour leur irresponsabilité dans l'utilisation des matières premières qui commencent à manquer, pour la pollution qu'ils génèrent, etc. Mais si, pour répondre à un besoin aussi basique que celui de se nourrir, nous orientons systématiquement notre choix sur le produit le plus joli, le mieux emballé ou celui 20 centimes moins cher sans se poser la question des conséquences de notre choix, de ce qu'il implique et encourage, alors l'irresponsable n'est pas uniquement celui qu'on croit.

La Loire entre Blois et Chaumont

Et ce n'est pas qu’une question de moyens. Se préoccuper d'écologie est un luxe que l'on ne peut se permettre lorsque l'on se bat pour sa survie. Mais dans les pays dits développés, une large partie de la population peut se poser ces questions du moment qu'elle le veut bien. Consommer mieux, c'est d'abord consommer moins. Ne pas céder aux incitations à changer de télé ou de téléphone alors qu’ils fonctionnent encore, libère souvent bien assez de finances pour mieux sélectionner sa nourriture par exemple. Remplacer la viande par des légumineuses et des céréales coutera moins cher, sera plus sain, ne causera la mort d'aucun animal et aura des conséquences bien moindre sur l'environnement.

L'écart entre une société durable et celle dans laquelle nous vivons semble immense. Comment pourrait-on commencer à le réduire?

Outre l’action individuelle que je viens d’évoquer, et le regroupement de citoyens sous forme d’ONG par exemple, nous devons apprendre à intégrer l'ensemble des coûts cachés dans le prix final des biens et services. Une quote-part de la recherche et des traitements anti-cancer pourrait ainsi être intégrée dans le prix des cigarettes, une indemnisation des apiculteurs dans celui des pesticides, la provision d'un fond en cas de catastrophe pour l'électricité nucléaire, etc.

Une fois avancés sur cette voie, se posera alors la difficile question de l'évaluation du coût de la pollution des sols et de l'eau ou de l'épuisement d'une ressource comme le pétrole ou les minerais, de la destruction de la biodiversité, etc.

Lorsque les prix reflèteront réellement le coût pour la société, la tomate du petit producteur bio sur le marché sera largement moins cher que celle qui vient d'Espagne et a poussé hors sol, le bibelot en plastique made in china sera un luxe et rouler en 4x4 une folie de milliardaire!

A terme, il faudra évaluer pour chaque individu, groupe ou entreprise l'impact réel sur son environnement et sa contribution au bien général. Un holisme nécessaire à un monde soutenable.

Pour répondre à la question de manière plus pratique, une première étape serait la mise en place générale d'une taxe carbone. Sa laborieuse adoption fait craindre que le chemin soit encore long. Mais plus le monde prendra conscience de son interdépendance, plus le public demandera des comptes à ceux qui agissent contre le bien commun.


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